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En ces temps difficiles, on se fait répéter de « prendre soin de soi ». Même s’il est important d’avoir du temps seul pour se recentrer et prendre soin de sa santé, c’est aussi bien souvent difficile. On tend à se perdre dans la culture du « bien-être », sans trop savoir où donner de la tête, ni même ce qui nous fait réellement du bien. On peut facilement ressentir une certaine pression et partir à la recherche d’un idéal, animé par un souci de performance ou de comparaison. Mais qu’est-ce que cela signifie vraiment, bien aller, s’occuper de soi ? Cette question a toute son importance en période de pandémie, alors que nos repères volent en éclats. On peut se demander quelles sont les motivations sous-jacentes aux différents choix que nous faisons lorsqu’il est question de self-care. À l’ère où certains exposent sur les réseaux sociaux toutes sortes de recettes miracles ou de styles de vie à adopter pour être « bien », prenons le temps de réfléchir à ce qu’est réellement le bonheur et à ce qui peut contribuer au nôtre.

 

Et si on parlait de la wellness culture ?

La culture du bien-être s’est transformée durant la dernière décennie, pour devenir parfois obsessionnelle. En effet, la wellness culture est souvent très exposée et valorisée : médias sociaux, publicité, cinéma, etc. Elle est devenue une industrie à part entière. Nous sommes bombardés d’offres de produits ou de services visant à améliorer notre bien-être, notre corps, notre état psychologique ou notre environnement. Inévitablement, cette tendance favorise une idée unique du bien-être, ainsi que des moyens de l’atteindre. Il est alors facile d’être déçu des résultats si on ne prend pas le temps de bien choisir dans toute cette variété d’offres. On peut alors avoir l’impression de se perdre dans cette abondance de choix, et de ne pas bénéficier pleinement de tout ce que ces services ont à nous offrir. Il est donc important, parfois, de revenir à des leçons très primaires, afin de se tourner vers ce qui nous apporte un réel bien-être, tout simplement.

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© Bianca Des Jardins

Qu’est-ce que le véritable bonheur ?

Il faut garder en tête que faire quelque chose pour soi doit d’abord essentiellement venir de notre propre désir. Aussi simple que cela puisse paraître, quand on prend le temps de se questionner sur ce qui nous fait vraiment du bien, on peut se rendre compte que nos désirs ne collent pas nécessairement avec la dernière tendance, ou avec ce qui est attendu de nous socialement. Pourtant, répondre à ses propres besoins devrait être le point de départ de la recherche du bien-être. Apprendre à s’écouter, se découvrir ou encore respecter ses limites constitue la base d’un bonheur profond. C’est en étant attentif à nos ressentis, nos émotions ou nos sensations qu’on peut déterminer si quelque chose est bien pour nous. Il n’existe donc aucune recette au bonheur… mise à part la sienne. Il s’agit d’un travail de longue haleine, dont la clé ne se retrouve pas nécessairement sur les réseaux sociaux. On peut échanger avec des proches, s’inspirer de gens qu’on admire, mais on ne pourra jamais adopter le mode de vie de quelqu’un d’autre en espérant en ressentir les mêmes bienfaits. Certains peuvent prendre plaisir à lire un bon livre, tandis que d’autres trouveront cette activité démotivante, ayant du mal à rester concentrés sur les mots. Cette expérience nuira alors à leur estime personnelle, s’ils se comparent aux « critères » établis par la société pour accéder au bonheur. Il est donc primordial de prendre un temps de réflexion lorsqu’on cherche à faire quelque chose pour soi, et de se questionner sur nos motivations profondes afin de se donner l’autorisation d’aimer ou non certaines activités, même si lesdites activités sont habituellement reconnues ou recommandées par la majorité comme étant nécessaires au bien-être.

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© Bianca Des Jardins

 

L’herbe est-elle vraiment plus verte chez le voisin ?

Il devient aussi difficile de savoir comment bien prendre soin de soi quand on a l’impression que c’est si simple pour les autres. La comparaison est un frein au bien-être. Quand on se compare à notre voisin qui a toujours l’air d’aller mieux que nous, d’avoir plus d’énergie ou d’en faire plus, on peut alors culpabiliser et voir la reconnaissance que l’on a envers soi diminuer. On en vient alors à ne plus ressentir les bienfaits des actions que l’on a posées pour notre bien-être. Il paraît donc primordial d’apprendre à se recentrer sur nos besoins et nos motivations pour éviter de tomber dans le piège de la comparaison. Instagram et autres plateformes semblent être au cœur de cette réalité, mais certaines blogueuses aux profils « parfaits » décident aussi de montrer l’envers du décor. Dévoilant ce qui va moins bien, ou les tâches laissées de côté pour pouvoir miser sur ce qui compte le plus pour elles ou ce qui leur apporte davantage de satisfaction, elles encouragent chacun et chacune à prendre du recul afin de faire ce qui est jugé bon pour soi, selon ses critères, et non ceux des autres. Parce qu’on manque souvent de temps, il s’agit de connaître ses limites, et de choisir ses priorités. On doit déterminer ce qui est le plus important pour nous et ne pas chercher à tout contrôler, et donc accepter de faire certains deuils. Un exercice difficile… et pourtant sain. En trouvant quelles sont vos priorités et en identifiant ce qui vous fait plaisir, vous vous rapprocherez de votre propre bien-être.

Strom SherbrookeEte2019 HD13 websize - À la quête du bien-être, tout naturellement

© Bianca Des Jardins

L’obsession du bien-être et les dérives qui en découlent peuvent venir du sentiment que l’on doit tout faire. À la fois être zen, manger bio, faire du sport, aller chez le psy, aller au spa, au théâtre, au cinéma, avoir lu tous les derniers romans à la mode, voir des amis, être informé en politique, faire du bénévolat et bien dormir. Vous êtes essoufflé en lisant ceci ? C’est normal ! Le bien-être n’est pas linéaire et il est important de ne pas être trop exigeant envers vous-même. Et de ne pas tomber dans le piège de la comparaison ! Faites des choix qui vont guider votre quotidien et vos envies, pour venir répondre à votre bien-être, le vrai. Vos besoins évoluent et varient en fonction de votre situation. Ce qui vous faisait du bien il y a quelques années n’a peut-être plus le même effet aujourd’hui. Et ce qui fonctionne aujourd’hui peut aussi ne pas fonctionner demain. C’est pourquoi il est essentiel de rester à l’écoute de vos besoins, de vos sensations, et surtout, de votre intuition.

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L’idée du confinement est arrivée doucement dans notre maison avant de tout chambouler. Comme j’habite tout près de chez ma mère, au début, nous avions continué de nous voir. Par temps doux nous prenions des marches avec mon fils, et nous nous rejoignions au parc, le temps d’admirer les coureurs. Nous en profitions pour nous échanger quelques petits plats, que nous prenions bien soin de désinfecter à notre arrivée. C’était même relaxant. La course à pied était redevenue mon allié, et les cours en ligne et les réunions téléphoniques venaient répondre à mon besoin de connexion.

Mais vers la fin mars, mon inquiétude face à l’incertitude générale s’est intensifiée.

L’argent que je devais recevoir pour certains contrats n’arriverait probablement pas, la retraite de yoga sur laquelle nous avions mis tant d’efforts devrait possiblement être reportée et il nous était impossible de rendre visite à quiconque… J’ai trouvé ça vraiment difficile, j’en ai même pleuré. Cette journée-là, les marchés boursiers se sont effondrés encore davantage, à la télé les médias rejouaient la même cassette, et mes collègues tentaient en vain de tenir le phare en offrant des cours de yoga en ligne, sans rémunération.

J’avais donc deux possibilités, qui se résumaient finalement à ne rien faire ou à décider d’être bien. Soit je buvais un énième matcha latté et restais semi-utile, plantée devant mon ordinateur à faire mes appels (la plupart d’entre eux étant peu pertinents car personne ne savait quoi faire), soit je fermais tout pour pouvoir faire un « redémarrage » intérieur.

Je pense que dans la vie, quand on se retrouve à devoir faire un choix, l’un d’entre eux nous apporte toujours plus de bonheur. J’ai donc éteint mon téléphone cellulaire et rabattu l’écran de mon ordinateur portable. Partout où je pouvais chez moi, j’ai allumé des bougies et j’ai brûlé le dernier minuscule bout de sauge desséché qu’il me restait dans un tiroir.

« L’être humain a cette capacité à s’adapter et à reprendre le dessus dans chaque situation difficile dans lequel il se trouve », me suis-je redit pour me convaincre.

Entre deux choses sur la liste de choses à faire, j’ai fait de mon condo un bunker, j’ai médité sur ces sentiments d’insécurité, de colère. Je me suis obligée à les vivre comme on passe à travers une chirurgie physique : avec résilience et acceptation. J’étais dans ma chambre, angoissant devant l’incertitude, et je me suis rappelé la publication d’une amie sur la crise en Inde, et mes yeux se sont ouverts bien grands.

J’étais vraiment chanceuse d’être ici.

Tout cela aussi, va passer.

Tout est relatif pour l’argent.

J’ai pris un cahier et j’ai fait couler l’encre de toute la gratitude que j’avais pour tout ce qui m’entourait, du plus subtil au plus important. Et j’ai recommencé à avoir faim.

Je me suis rappelé cette recette que je n’avais finalement jamais faite faute de temps. J’ai déchiré une feuille de mon cahier de gratitude, fait à la main la liste des ingrédients requis et suis partie à l’épicerie, à pied, sans téléphone, un après-midi de semaine avec le sentiment de liberté d’une célibataire en voyage de filles. Le soleil sur ma peau pâlotte était presque aussi doux que celui que j’aurais eu la chance de voir lors de ma retraite de yoga au Portugal, aventure que mon amoureux et moi avions dû annuler la semaine d’avant. Jamais la route vers la rue Beaubien ne m’avait semblé aussi belle. J’avais finalement le temps d’apprécier les arcs-en-ciel placardés dans les fenêtres, de voir mes voisins.

À mon retour, Arthur, mon petit garçon de 3 ans, m’aida à concocter le poulet, portugais bien sûr. On en aura eu pour ma mère et mon amoureux en plus.

J’admets avec une certaine réserve que cette période me fait du bien. Malgré la tempête économique qui s’annonce et moi tout droit sortie d’un post-partum, j’ai espoir que les gens, et moi-même, pourrons nous abstenir de retomber dans le gouffre de nos mauvaises habitudes quotidiennes pour revenir à l’essentiel : nous retrouver ensemble, dans la douceur du moment en étant vraiment présents.

Plusieurs des études que j’ai lues le mentionnent : les gens plus riches ou en moyens ne sont pas plus heureux. Le plus grand bonheur consiste simplement à donner un sens à sa vie.

Et si j’en donnais encore plus à la mienne? On dit que ça prend 21 jours pour changer ou intégrer une habitude à son quotidien. J’imagine donc qu’en deux ou trois mois, je pourrais facilement avoir le temps de reconnecter avec la nature, de me réaligner financièrement, d’apprendre à dépenser moins pour des choses inutiles, tout ça pour finalement être encore plus heureuse.

Nous sommes responsables de notre bonheur et je suis convaincue que les meilleurs moments de nos vies restent à venir.

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