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Monde extérieur et compassion pour soi

26 August 2020 par Valérie Courchesne, docteure en psychologie

ÊTRE SON MEILLEUR AMI

Lorsque l’on fait référence à la notion de beauté, on pense généralement à un jugement positif, à une valeur que l’on attribue aux choses autour de soi (des objets, un décor, des gens, des corps, des couleurs). La beauté peut toutefois être considérée autrement. Prenons un moment pour comprendre davantage comment mieux apprécier qui l’on est.

Pensons d’abord à ce qui nous amène à juger que quelque chose est beau. Une des activités que le cerveau fait extrêmement efficacement est de catégoriser ce qui nous entoure. C’est ainsi que l’on reconnaît, par exemple, une table en quelques millisecondes dès que l’on aperçoit une surface plate posée sur quatre pattes, peu importe que ce soit notre premier contact ou pas avec ce modèle en particulier. Cette catégorisation continuelle effectuée par le cerveau nous amène également à porter des jugements sur notre environnement, ce qui nous permet de nous y adapter. C’est ainsi qu’on distingue ce qui est dangereux de ce qui est sécuritaire, ce qui est bon de ce qui est mauvais et… ce qui est beau de ce qui est laid !

En soi, ces catégorisations sont donc parfaitement utiles à notre survie. Toutefois, aujourd’hui, ces jugements automatiques sont grandement influencés par les normes sociales et les standards de beauté. Surtout, on tend à utiliser cette capacité du cerveau de la manière la plus intransigeante… envers soi : « C’était con de faire cela », « Je n’ai pas de talent », « Cette partie de mon corps est laide », etc.

L’environnement social valorise aussi beaucoup le fait de chercher constamment à s’améliorer, à tendre vers la perfection, et le désir de « plus », dans un sens très large, est fortement cultivé. La spirale de l’intransigeance envers soi est ainsi enclenchée…

Pourquoi être si critique envers soi ? Plusieurs entretiennent la croyance que l’autocritique est un moteur pour évoluer et changer et que, sans elle, on ne s’améliore pas. Or, ce n’est pas le cas, bien au contraire ! Pensons à un parent qui serait excessivement critique envers son enfant. Celui-ci deviendra-t-il un enfant plus parfait que les autres ? Probablement pas ! Par contre, les chances sont élevées qu’il développe une estime de lui extrêmement fragile et une anxiété constante de ne pas être à la hauteur. Le même principe s’applique pour l’autocritique. C’est en ayant une vision juste et nuancée de ses forces comme de ses faiblesses et en les considérant comme humaines avant tout que l’on peut réellement chercher à s’améliorer et avoir suffisamment confiance en soi pour y arriver.

Comment sortir de ce jugement automatique ? Premièrement, il faut être en mesure de le remarquer, puis s’exercer au non-jugement. L’un des ingrédients clés pour être dans le non-jugement est de cultiver la compassion pour soi, c’est-à-dire de tenter d’être aussi compréhensif et tolérant envers soi-même qu’on le serait envers un ami, par exemple.

Lorsque l’on éprouve de la compassion pour quelqu’un d’autre, on remarque sa souffrance et on y est sensible. On considère ce que la personne vit comme un moment douloureux mais normal de l’expérience humaine, et on ne la juge pas de se sentir ainsi. Le plus souvent, on tente de prendre soin de cette personne durant cette période difficile. La compassion pour soi consiste tout simplement à appliquer ces mêmes principes à ses propres expériences.

Deuxièmement, quand on vit une difficulté, plutôt que de s’autocritiquer, on doit prendre le temps de s’arrêter. Cette pause nous permet de mieux analyser ce que l’on vit et de se rappeler que ce que l’on ressent est tout à fait normal. Il n’y a qu’un pas à franchir ensuite pour faire preuve de gentillesse envers soi, comme on le ferait envers quelqu’un d’autre. Il s’agit d’accueillir ses sentiments, réactions et comportements avec empathie et bienveillance, afin de devenir son propre meilleur ami.

Trois techniques pour pratiquer la compassion pour soi et ainsi apprécier sa beauté intérieure

TECHNIQUE N °1

Exercez-vous à vous traiter vous-même comme vous traiteriez un ami. Pensez à un moment où l’un de vos proches a traversé une période difficile et se sentait inadéquat. Écrivez votre comportement ou vos paroles envers votre proche dans cette situation. Ensuite, pensez à une situation difficile pour vous. Écrivez ce que vous vous dites typiquement dans ce type de situation ou ce que vous faites. Puis, comparez les deux listes et prenez le temps de réfléchir aux différences que vous y observez. À quoi sont-elles dues ? Quels sentiments vous habitent dans ces deux situations ? Qu’est-ce que cela changerait si vous vous traitiez vous-même comme vous traitez vos proches ?

TECHNIQUE N °2

Utilisez le toucher. Cela peut sembler étrange, mais dans un contexte de réconfort, un réflexe est souvent de poser la main sur celle de l’autre personne, par exemple. Ce geste est très adapté, car lors d’un toucher de ce type, le cerveau libère de l’ocytocine, une substance qui a un effet apaisant sur le corps et réduit même le niveau de cortisol, l’hormone du stress. Vous pouvez déclencher cette réaction biologique apaisante simplement en caressant votre bras ou votre cuisse ou en serrant vos bras croisés contre vous, par exemple.

TECHNIQUE N °3

Adoptez des comportements pour prendre soin de vous. La première technique proposée vous a permis de dresser une liste de comportements que vous faites pour aider un ami qui ne va pas bien. Sans doute s’y trouvait-il une chose de l’ordre de faire une activité avec cette personne pour lui changer les idées, non ? Pour cet ami, vous trouveriez du temps ? Alors, faites-le aussi pour vous !

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