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ÉVOLUTION — Dans l’histoire de la famille, deux transitions importantes ont donné lieu à la constitution de familles recomposées, soit le veuvage et, bien plus fréquemment de nos jours, la séparation des parents. Dans les siècles passés, l’espérance de vie beaucoup plus courte que celle que nous connaissons aujourd’hui laissait plusieurs enfants orphelins de père ou de mère. De plus, le remariage des veufs et veuves était fortement encouragé par la société. Depuis quelques décennies, la présence des familles recomposées est favorisée par la transformation des valeurs et des attitudes à l’endroit de la vie de couple. On la souhaite satisfaisante et épanouissante. Si ce n’est pas le cas, de nombreux parents prendront la décision de se séparer. Ceci ne met toute fois pas fin à leur vie amoureuse. Il est en effet très fréquent qu’ils se remettent en couple avec un nouveau partenaire. Enfin, on l’oublie souvent, mais une proportion significative d’enfants au Québec naît au sein d’une famille monoparentale. Ils seront nombreux à voir un beau-parent arriver dans leur vie!

 

COMBIEN SONT-ELLES ? 

Une enquête réalisée auprès de parents québécois récemment séparés montre que 43 % d’entre eux sont de nouveau en couple deux ans après leur séparation. Parmi eux, 41 % habitent avec leur nouveau partenaire à temps plein et 41 % sur une base intermittente, chacun ayant conservé sa résidence. Oui, on peut être un beau-parent même lorsque les enfants ne sont pas là à temps plein, ou qu’on ne partage que certaines périodes de vie en commun. Notons aussi que 2 % des parents qui sont à nouveau en couple le sont avec un partenaire qui s’identifie au même genre qu’eux. 

Environ 132 000 familles québécoises sont recomposées, c’est-à-dire qu’elles impliquent un conjoint qui n’est pas le parent (biologique ou adoptif) d’au moins un des enfants. Cela représente une famille biparentale sur six, un ratio supérieur à celui du Canada. Il est difficile d’évaluer la proportion de beaux-parents qui sont des hommes ou des femmes. Il y a quelques années, plus d’hommes occupaient un rôle de beau-parent. Toutefois, on note une augmentation du nombre de pères seuls qui s’engagent dans une recomposition familiale, ce qui amène une croissance du nombre de femmes qui occupent un rôle de belle-mère. Celle-ci s’explique par les changements survenus quant aux modalités de garde des enfants depuis les années 1990. Enfin, soulignons que selon le recensement, la moitié des familles canadiennes homoparentales sont en fait des familles recomposées, et que la majorité des couples de même sexe sont composés de deux femmes. 

 

LES PARTICULARITÉS DE LA VIE EN FAMILLE RECOMPOSÉE 

Dans le passé, beaucoup d’études ont été réalisées afin de comparer le bien-être et le fonctionnement des familles recomposées à ceux des familles biparentales intactes. Ce faisant, les chercheurs postulent d’une certaine façon que les familles intactes constituent une norme étalon, ce qui a pour effet indirect de dévaloriser les autres structures familiales.

Mais au-delà de cette question structurelle, les familles, qu’elles soient recomposées, monoparentales, homoparentales ou intactes, assument les mêmes finalités. Elles peuvent toutes rencontrer des défis, vivre des difficultés, être des lieux d’attachement. Aujourd’hui, on tente donc de mettre davantage l’accent sur les éléments qui particularisent la vie au sein d’une famille recomposée :

  • Appartenir à un vaste réseau relationnel alimenté tant par le couple recomposé et les enfants que par les liens créés dans les unions antérieures.
  • Avoir à maintenir des frontières plus perméables avec l’extérieur afin de faciliter la circulation harmonieuse des enfants entre les différents foyers. 
  • Composer avec une vie familiale différente de celle que l’on avait probablement projetée. Pour plusieurs beaux-parents, cela peut être un bouleversement de passer du jour au lendemain d’une vie de célibataire à celle du quotidien avec des enfants.
  • Concilier deux histoires familiales, et parfois, comme couple, être à deux étapes de la vie différentes.
  • Jongler avec l’antériorité de la relation parent/enfant sur la relation conjugale.
  • Vivre au sein d’une famille où les liens ne reposent pas que sur ceux du sang. Prendre soin des enfants fait appel à la parentalité sociale plutôt qu’exclusivement biologique. Les enfants, entre eux, ne partagent pas tous des liens de sang, certains ont deux, un, voire aucun parent en commun.
  • Faire face au paradoxe qui découle de la faible reconnaissance du rôle de beau-parent : prendre soin des enfants comme un parent, mais n’avoir que très peu de droits à leur endroit. Sur le plan juridique, les beaux-parents sont quasi invisibles !
  • Devoir lutter contre les stéréotypes négatifs (d’autant plus si on forme un couple recomposé de même sexe). Plusieurs études ont montré que les familles qui s’écartent du modèle traditionnel sont stigmatisées. Mais la situation tend à s’améliorer puisque dans de nombreuses sociétés, la diversité familiale est de plus en plus vue comme une richesse.

StromMSH Enfants2020 HD22 CMYK - Il était une fois une famille recomposée

AVOIR UN ENFANT AU SEIN D’UNE FAMILLE RECOMPOSÉE 

De nombreuses personnes aujourd’hui (mais c’était aussi vrai à d’autres moments dans l’histoire !) auront des enfants dans le cadre d’unions successives. Il en découle que plusieurs beaux-parents deviendront eux-mêmes parents au sein d’une famille recomposée. De nombreux éléments influencent la probabilité que les couples recomposés aient un enfant : le fait que les partenaires aient déjà des enfants, le nombre d’enfants, l’âge de ces derniers et le type de garde. En outre, il est plus probable qu’une belle-mère qui n’a elle-même pas d’enfant devienne mère, indépendamment du nombre d’enfants qu’a déjà le père. La probabilité pour un beau-père sans enfant d’en avoir est quant à elle plus faible si sa partenaire a déjà des enfants. La naissance d’un enfant au sein d’une famille recomposée est encore une réalité peu documentée, mais les familles qui l’ont vécue relatent souvent que l’arrivée de cet enfant envoie le signal que la famille, mais aussi le couple sont là pour durer. Cette naissance peut avoir un certain pouvoir unificateur en tant que centre affectif commun pour tous les membres de la famille, devenir un point de référence. Elle confère aussi un statut parental clair aux beaux-parents. Le beau-parent qui devient parent peut ressentir un lien plus proximal avec ce nouvel enfant qui est le sien, qui contraste avec ce qu’il ressent pour le bel-enfant. Des belles-mères devenues mères perçoivent la relation comme beaucoup plus fragile et contextuelle, alors que d’autres, maintenant qu’elles ont connu la maternité, trouvent plus facile de composer avec les enfants de leur partenaire. 

Vivre en famille recomposée et occuper un rôle de beau-parent sont l’une des manières de faire famille à présent ! Cela comporte de petits et grands bonheurs, et des défis certains. Mieux comprendre les dynamiques propres à ces familles est un atout. Voici d’ailleurs une très belle source d’information made in Québec à consulter absolument : 

www.famillesrecomposees.com. 

 

 

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