Mères : être et devenir

Katlyne Lefebvre

Nous avons tous eu une mère, nous sommes toutes et tous nés d’une femme. Nos mères ont en commun d’avoir donné la vie. La plupart des mères, après avoir donné naissance, ont consacré une grande part de leur vie à aimer, à choyer, à soigner l’être humain que la vie leur a confié. D’autres n’ont pas pu, en raison de circonstances ou d’histoires humaines déchirantes ne leur ont pas permis de vivre la suite. La fête des Mères célèbre toutes ces femmes, celles qui ont donné naissance, celles qui n’ont pu jouer ce rôle après la naissance et celles qui, par amour, ont pris sous leurs ailes l’enfant d’une autre.

Si, dans un groupe de femmes de toutes les origines, de n’importe quel statut social ou professionnel, la conversation concerne les enfants, ces femmes partageront les mêmes préoccupations, les mêmes joies, les mêmes doutes, les mêmes sourires, le même amour.

Est-ce naturel d’être mère ? Nous pouvons dire qu’on ne naît pas mère, mais qu’on le devient… Simone de Beauvoir, pardonnez-nous la transformation de vos paroles ! La particularité de la maternité, c’est que c’est une histoire d’amour qui ne finit jamais. C’est une grande aventure exaltante, euphorisante, mais aussi déstabilisante. Au moment où une femme le devient, elle ne se connaît pas comme mère. Elle apprend à se connaître au fur et à mesure, par petits pas, par essais et erreurs et par grands coups de cœur. C’est l’amour pour l’enfant qui fera qu’elle trouvera le goût, le courage, la volonté de poursuivre sa quête d’identité maternelle.

Comment s’y retrouver, comment ne pas se perdre comme personne ? Il faut se garder une part de vie à soi nourrissante, qu’elle soit professionnelle, intellectuelle, culturelle ou sociale. Se garder du temps pour continuer à développer son individualité. Les amitiés sont aussi au centre de l’équilibre d’une mère. Rire, échanger, confronter des idées, partager sont des verbes qu’il faut garder au calendrier. Et à ceux et celles qui diraient que le temps ne s’étire pas, qu’il n’est pas élastique, pourtant, il faut bien avoir du temps pour respirer, n’est-ce pas vital ? Le rôle de prendre soin d’un enfant, de l’éduquer est un rôle partagé, il ne faut pas l’oublier !

« Toutes les mères sont riches quand elles aiment leurs enfants. Il n’en est pas de pauvres, il n’en est pas de laides, il n’en est pas de vieilles. Leur amour est toujours la plus belle des joies. Et quand elles semblent tristes, il suffit d’un baiser qu’elles reçoivent ou qu’elles donnent pour que toutes leurs larmes deviennent des étoiles dans le fond de leurs yeux. »

  • L’oiseau bleu, de Maurice Maeterlinck

Honorez la fête des Mères avec ces suggestions de lecture sur le thème de la mère :

Les quatre Grâces (Patricia Gaffney)

Emma, Rudy, Lee et Isabel se réunissent chaque semaine pour parler, partager, rire, discuter. Elles ont des vies différentes, mais l’amitié qui les lie leur permet d’échanger sur leur quotidien, sur ce que la vie met sur leur chemin. Ce livre aborde les différentes couleurs de l’amour, le désir d’être mère, les défis de la maladie. À la lecture, nous n’avons qu’un désir, nous joindre à elles.

Je ne sais pas comment elle fait (Allison Pearson)

Kate Reddy est une brillante économiste dans La City de Londres, mère de deux enfants, mariée. Elle veut tout réussir et mène une vie trépidante. Ce portrait post-féministe aborde des questionnements sur la femme des années 2000 qui se donne le mandat de cuisiner des cupcakes maison (ou qui trafique des gâteaux du marché pour y arriver) tout en négociant avec un client américain de la banque pour laquelle elle travaille. Une histoire touchante, pertinente et moins caricaturale que celle des Desperate Housewives.

La vie devant soi (Romain Gary)

Momo aime Madame Rosa. Momo est un petit garçon arabe et Madame Rosa est juive. Celle-ci garde les enfants des prostituées du quartier de Belleville. Elle chérit et prend soin de Momo même quand plus personne ne paie pour sa garde. Puis, Rosa tombe malade et c’est Momo qui à son tour veille sur elle. Une histoire d’amour d’une grande beauté, d’une grande humanité sur le thème de la mère d’emprunt.

Encore une fois si vous le permettez (Michel Tremblay)

Michel Tremblay nous convie par magie dans la cuisine de son enfance pour y écouter, tout en les revisitant, les conversations animées avec sa maman, fabuleuse Nana, qui n’en peut plus quelquefois de répondre aux multiples questions de son fils tant aimé. Ces pages tournent autour de l’amour maternel et filial, qui se retrouve au cœur de répliques savoureuses, colorées et touchantes de vérité.

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