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AU PLUS PRÈS DE SOILa déconnexion totale existe-t-elle? Cette coupure presque intégrale avec le bourdonnement de notre quotidien et le brouhaha des villes est-elle possible? Et si le bonheur était ailleurs? Si l’on embrassait la nature et s’isolait pour mieux se retrouver? La vraie déconnexion, ne serait-ce pas finalement d’aller se concentrer sur l’essentiel? Échanger avec les amis ou amours présents, vivre au fil du vent, écouter le gazouillis des oiseaux, lire un roman papier, méditer devant l’océan… Partons pour un périple, allons regagner cette nature si proche et si vite survolée! Il y a de ces voyages qui font du bien au corps et à l’esprit, des voyages pour faire le vide, se sentir seul au monde, ou seuls à deux, loin du wifi et de l’agitation urbaine. Oubliez tous les réseaux, d’ailleurs ici le premier est à des kilomètres. Sur cette île ou cette montagne, dans cette oasis, ce hameau médiéval ou encore cette maison à grande âme, vous allez enfin relaxer. Voici quelques pistes de destinations pour revenir aux sources, en trois temps.

inspirer la nordicité 

Il existe des lieux, paradoxalement si proches, qui font fourmiller notre esprit; des lieux à l’aura quasi mystique qui aimantent nos âmes. Un peu plus au nord, les pieds dans l’Atlantique, on aimerait rester piégés dans les paysages de Terre-Neuve. Des paysages balayés par les vents, un océan impétueux, des rencontres singulières, l’île offre un grand bol d’air frais aux voyageurs qui s’y aventurent. Première terre des Amériques, colonisée vers l’an 1000 par les Vikings, sa situation extrême en fait, encore aujourd’hui, une destination préservée. Une fois extirpés de nos habitudes et de notre environnement, c’est l’écrin parfait pour planter les graines du ressourcement, laisser germer et pétiller de nouvelles sensations. Si le voyage à proprement dit semble bien ouvrir les voies de l’introspection, on entreprendra ce cheminement selon sa personnalité : à travers l’immersion naturelle, la contemplation, la rencontre, ou encore le yoga. Pas besoin de partir si loin pour se retrouver.

l’adresse voyageurs : fogo island inn

C’est à l’architecte canadien Todd Saunders que l’on doit la conception magistrale de cet hôtel aux allures de paquebot futuriste, grandiosement posé devant l’Atlantique à Terre-Neuve. Ses lignes abruptes et impressionnantes, à l’image de son environnement, offrent un panorama à couper le souffle. Ses chambres au style scandinave ponctué de couleurs sont spacieuses et douillettes, et le lit qui trône en leur centre a vue sur l’océan, si bien que l’on a l’impression de dormir dans l’eau. Voilà un surprenant mélange de traditions et de design avant-gardiste, avec une sensibilité écologique remarquable. L’authenticité de cet espace vivifiant, qui s’engage à honorer l’héritage culturel et intellectuel de l’île, fait preuve d’une modernité attrayante. La nature est au cœur de l’installation, et la sérénité s’invite doucement dans votre âme, inéluctablement éprise devant tant de splendeur.

embrasser la forêt 

Le saviez-vous? Les médecins de la Colombie-Britannique peuvent prescrire des « bains de forêt» dans les parcs nationaux de Parcs Canada par l’entremise du programme de prescription de la nature. Au moins deux heures par semaine, pour se sentir plus calme, plus heureux, pour faire tomber le stress, on s’immerge dans la forêt. La pratique, le shinrin yoku, est expérimentée au Japon depuis les années 1980.

Le bain de forêt consiste à se plonger dans la nature, parfaitement immobile, pendant quelques minutes, voire plusieurs heures. Forêts et jungles nous animent, ici l’on touche au doux tumulte de la vie, on se laisse enivrer par les sons des tropiques. Il faudra alors aller découvrir le joyau émeraude de l’archipel malais, l’île de Bornéo et ses parcs sublimement sauvages. On ira explorer le parc national de Bako, où les randonnées sont l’occasion de croiser macaques, sangliers sauvages et crocodiles. Un décor magnifique où les roches karstiques émergent splendidement de l’eau. Direction le parc national de Batang Ai, promesse d’une rencontre fugace et émouvante avec les orangs-outans dans leur milieu naturel. Ce qui est garanti, c’est l’hospitalité des tribus Ibans qui vous accueilleront dans leurs (très) longhouses où ils vivent en famille. Tel un explorateur, qui n’a pas rêvé un jour d’aller tout au bout de ce monde, au plus loin? Vivre Bornéo, c’est partir se ressourcer au cœur d’un poumon vert, loin de certains hommes et près des dieux. On y fera les derniers kilomètres en 4×4, en hydravion, en pirogue ou à pied : le bout du monde végétal se mérite.

l’adresse voyageurs : nanga sumpa lodge

Construit tout en bois, ce lodge se situe à côté de la maison du peuple Iban, une tribu locale à laquelle on peut rendre visite. Ici, on ne cherche pas le confort d’un hôtel classique ; on oublie téléphone, télévision et climatisation et l’on fait de la place aux belles rencontres et aux bruits de la jungle. À quelques encablures, on peut emprunter plusieurs sentiers de randonnée à travers celle-ci, se baigner dans la rivière ou sous des chutes d’eau, partir à la recherche des orangs-outans.

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mettre les pieds dans l’eau 

Une cahute de rêve, quelques palmiers, un littoral désert, la pêche du jour. Vous y êtes? Le hamac qui se balance doucement, et un bon roman: une envie de plage en toute simplicité. C’est peut-être la déconnexion ultime, l’idée que l’on se fait de cette île du bout du monde, entourée par l’océan, coupée de son ancien monde. La Polynésie concrétise cette image insulaire ultime. Situé à quinze minutes de vol de Tahiti, l’atoll de Tetiaroa incarne par essence l’image du paradis terrestre. La vue de cet ensemble d’îlots, que l’on appelle motu, est d’une beauté singulière. Lagon cristallin, végétation préservée, oiseaux de toutes les couleurs – Tetiaroa a été achetée en 1966 par l’acteur américain Marlon Brando à la suite du tournage des Révoltés du Bounty. Tombé amoureux de cette terre du bout du monde, il décide d’y consacrer le reste de son existence. Comme Marlon Brando, nous prendrions bien un atoll pour royaume. Ici, pas d’horaire ni la moindre obligation. Au choix, la paresse, l’interminable rêverie, le lagon aux eaux de cristal jouant de toute la palette des bleus et des verts, les oiseaux ivres d’espace, les poissons, du miniature rouge pompier à la raie glissant comme un foulard de soie, sans oublier les tortues de Tetiaroa, un trésor. La plupart des résidents parlent de révélation. Certains évoquent l’énergie de la Terre, d’autres, des lumières du ciel ou des harmonies de la nature. À moins que l’océan, Tetiaroa et son mystère bousculent les limites de chacun, ouvrent l’esprit à mille territoires jamais explorés, deviennent initiatiques.

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l’adresse voyageurs : the brando

Tetiaroa, l’atoll « qui se tient éloigné », des Révoltés du Bounty en 1962. Marlon Brando, son acteur iconique, n’oubliera jamais ce récif de corail lors de son passage en Polynésie et reviendra quelques années plus tard acquérir son motu. La cause écologique étant son autre grande quête, ce projet est venu s’ancrer dans une approche novatrice de l’hôtellerie insulaire. En effet, le groupe électrogène s’alimente grâce à l’huile de noix de coco produite sur place, complétée par quelques panneaux solaires, tandis que la climatisation s’appuie sur de l’eau de mer puisée au plus profond du Pacifique.