Le pouvoir antioxydant

Émilie Coulombe

L’herboristerie permet de mettre en lumière les propriétés médicinales et thérapeutiques des plantes, mais ces dernières ont encore bien d’autres vertus à révéler ! Alors qu’on tend à se tourner vers l’usage des plantes au moment de se soigner, il est encore plus sage d’y avoir recours en prévention. En effet, certaines interactions auront des effets bénéfiques sur la santé en amont, comme dans le cas du pouvoir antioxydant.

 L’origine du problème : les radicaux libres

Lors du fonctionnement normal de l’organisme, des composés instables, surtout formés d’oxygène, se créent. Ce sont les radicaux libres. Du fait de leur nature, ils endommagent les autres atomes de l’organisme par un phénomène d’oxydation. S’ils sont issus d’un processus naturel, leur production peut toutefois être augmentée par certains facteurs tels que la pollution, la fumée de cigarette ou une exposition prolongée au soleil. Une quantité trop élevée de radicaux libres dans l’organisme peut entraîner le développement de maladies comme les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains types de cancers. Heureusement, les antioxydants peuvent en contrecarrer les effets.

 Les antioxydants à la rescousse !

Certaines substances chimiques contenues dans les aliments, comme les caroténoïdes et les vitamines C et E, arrivent à empêcher la terrible réaction en chaîne des radicaux libres : ce sont les antioxydants. Si certains poissons et viandes en contiennent, les plantes comestibles (fruits et légumes, mais aussi thé, chocolat, etc.) en sont certainement la meilleure source. Inutile de se procurer des suppléments d’antioxydants, adopter une alimentation variée composée de produits frais suffira !

 Les meilleurs choix

La consommation d’antioxydants ne permet pas de guérir une maladie, mais elle demeure l’une des meilleures approches dans la prévention, entre autres, contre le cancer.

L’indice ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity, soit la capacité d’absorption des radicaux libres) permet de mesurer et de comparer le pouvoir antioxydant de différents aliments. À partir de 3 000 unités ORAC, un aliment est considéré comme ayant un fort pouvoir antioxydant. La majorité des végétaux comestibles sont une source plus ou moins élevée d’antioxydants. Cependant, certains se démarquent : on retrouve au bas de la liste les fraises et framboises, avec un score oscillant entre 3 000 et 5 000 unités ORAC, puis viennent les canneberges, bleuets et cassis, dont la valeur se trouve autour de 10 000. La camerise atteint un score de près de 15 000 unités ORAC, alors que plus haut dans la liste viennent les mûres et le chocolat noir à 70 % de cacao (pour notre plus grand bonheur !), qui atteignent autour de 20 000 unités. Finalement, la grande championne incontestée est la baie d’açaï avec son score de plus de 100 000 unités.

Une consommation en toute saison

Pour bénéficier du plein pouvoir de ces végétaux comestibles, faites le plein de baies locales pendant la belle saison (fraises, framboises, cassis, camerises et aussi prunes), puis optez pour la version surgelée en hiver (procédé qui conserve bien leurs propriétés). Vous pourrez alors en faire aisément des smoothies, mais aussi des croustades et des confitures, pour un peu de réconfort durant la saison froide !

par Émilie Coulombe, horticultrice

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