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Le chemin de la résilience | Entrevue avec Marianne St-Gelais

31 August 2020 par Marianne St-Gelais

UNE VIE À VIVRE

Championne olympique renommée, Marianne St-Gelais a connu une longue et belle carrière en patinage de vitesse. Officiellement retraitée depuis 2018, elle nous raconte son parcours inspirant avec humilité et authenticité.

UNE ÉTAPE IMPORTANTE

Dans la vie, il y a certaines étapes que l’on prépare, que l’on attend, et d’autres qui arrivent un peu par hasard, ou pour des raisons qui sont hors de notre contrôle. Ma retraite, c’est quelque chose que j’ai préparé, que j’ai annoncé d’avance, et surtout, que j’ai choisi de faire. Mon entourage savait que ça s’en venait, les médias étaient au courant, et moi aussi. J’ai écouté les signes et j’ai pris ma décision en conséquence. Je sentais que j’étais sur mes derniers tours, et j’étais attirée par d’autres projets à l’extérieur de ma carrière sportive. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir la prendre, cette décision-là. Et je l’ai bien vécue parce que j’ai écouté mon instinct.

LA SOLITUDE | UNE QUÊTE IDENTITAIRE

Dans ma vie, je n’avais jamais vraiment appris à être seule. J’étais toujours entourée d’une certaine façon, par mon équipe, mon amoureux, ma famille. J’étais une fille de gang.

Et puis la retraite est arrivée, un peu en même temps que je vivais une rupture amoureuse. J’ai donc dû affronter la vie mais surtout le quotidien par moi-même. Durant cette période, même si j’avais encore ma famille, mes amis, je ne les ai pas laissés entrer dans ce que je vivais. Mes parents me disaient : « Reviens à Saint-Félicien. » Ils étaient présents, voulaient être là pour moi, mais j’avais la ferme conviction qu’ils ne comprenaient pas ce que je vivais. J’avais besoin de faire une mise au point avec moi-même, d’apprivoiser la solitude. Je me rappelle m’être dit que si j’arrivais à être bien assise toute seule sur mon divan un samedi soir, j’aurais atteint mon objectif.

Je me suis donc retrouvée seule avec moi-même pour me reconstruire une identité. À devoir trouver j’étais bonne dans quoi d’autre que le patinage, ce que j’allais faire ensuite, qui j’allais devenir, continuer d’être. Tranquillement, je me suis inscrite dans un gym, j’ai rencontré de nouvelles personnes. Mais ça prend du temps, créer de nouveaux liens. J’ai aussi renoué avec mes amis de toujours, qui avaient un peu perdu l’habitude de me contacter parce que j’étais souvent occupée, très peu disponible. J’ai dû reprendre contact avec eux, aller chercher les gens. J’ai lancé des perches, j’ai travaillé sur moi.

LA RÉSILIENCE

Dans cette aventure, j’ai une fois de plus mis à l’épreuve ma capacité d’adaptation. Quand tu pratiques un sport de haut niveau, tu sais que quand tu rencontres une embûche, que tu tombes, tu dois te relever, te retrousser les manches. Tu n’as pas le choix. En 18 ans de carrière, les fois où mon entraîneur m’a dit « Bon travail, Marianne », je peux les compter sur mes doigts. Il restait toujours quelque chose à travailler, à améliorer. Je n’ai jamais baissé les bras. Sur le plan personnel, cela m’a amenée à voir les bouleversements comme des défis à relever plutôt que comme des obstacles insurmontables. Par contre, j’ai dû revoir mon intensité un peu, réduire mes attentes envers moi-même. Marianne l’athlète est beaucoup plus intense que toutes les autres versions de moi-même !

DE NOUVEAUX RÔLES

Depuis peu, je donne des conférences dans les écoles et les entreprises pour raconter mon parcours, motiver les gens. Je partage ainsi mon expérience un peu comme je le faisais quand je patinais : je parle de ce que je fais, de ce que je vis, mais toujours avec beaucoup d’humilité. Je n’ai jamais imposé mes choix, j’ai laissé les gens venir à moi et m’écouter s’ils en avaient envie.

Je suis aussi entraîneuse à temps partiel au CRCE, le Centre régional canadien d’entraînement en patinage de vitesse courte piste. Je travaille avec des athlètes de 15 et 16 ans qui sont classés dans les meilleurs au monde. À long terme, j’aimerais beaucoup continuer de m’impliquer auprès des jeunes, surtout des adolescents. Qu’ils soient athlètes ou pas, ce sont des jeunes d’une tranche d’âge que j’affectionne tout particulièrement. Ce n’est pas facile d’interagir avec eux, mais encore une fois, là est le défi ! J’ai envie de protéger la jeunesse, qu’elle soit en santé. Elle est créative et allumée, et je voudrais continuer à entretenir cette flamme-là.

LES PROJETS FUTURS

Peu à peu, j’explore, je découvre ce qui m’intéresse. J’aime beaucoup le domaine des communications et des médias, j’aspire à continuer d’évoluer là-dedans. Je surfe en ce moment sur une belle notoriété qui ne durera pas éternellement, j’en suis consciente. Les gens viennent encore vers moi, je profite de ça.

Mon parcours en tant qu’athlète m’a appris beaucoup de choses, mais je ne l’ai pas réalisé sur le coup. À l’époque, je vivais le moment présent, je pensais à la performance. C’est après, une fois sortie de tout ça, que j’ai pu faire le point. Avec le recul, je peux admirer tout le chemin parcouru, constater la chance que j’ai eue, et j’en suis très reconnaissante.