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Vous arrive-t-il de sentir que vous manquez d’énergie, en fin de journée ou même tôt en après-midi, et ce, peu importe la quantité ou la qualité du sommeil de la nuit précédente? Si oui, cela pourrait être lié au repos mental dont vous ne profitez peut-être pas assez au quotidien.

Se reposer différemment

En effet, si dormir permet au corps et à l’esprit de se régénérer, faisant du sommeil notre principale source de repos, de récentes découvertes indiquent que nous aurions besoin de pas moins de sept types de repos différents afin de fonctionner adéquatement. Dre Saundra Dalton-Smith, médecin, chercheuse, auteure et conférencière, avance que ces sept types de repos seraient nécessaires à l’humain afin d’éviter l’épuisement : le repos physique, le repos sensoriel, le repos mental, le repos créatif, le repos émotionnel, le repos social et le repos spirituel.

Repenser le concept de pause

C’est donc dire que le sommeil, soit le repos physique, pourrait ne pas suffire à lui seul pour nous permettre d’affronter sereinement nos journées, d’ordinaire chargées, et particulièrement celles qui sont très exigeantes d’un point de vue cognitif. Pensez par exemple à une journée de travail où des rencontres virtuelles (typiquement plus fatigantes que des rencontres en personne) se succèdent, et où il faut en plus trier et répondre aux courriels, effectuer des recherches, résoudre des problèmes, tout ça en étant soumis aux bruits ambiants et en étant bombardé, sur les plateformes de communication instantanée, de messages auxquels il faut donner suite plus ou moins rapidement. Pour notre cerveau, une telle quantité de stimuli peut être envahissante et devenir éreintante à la longue, surtout lorsque la pause que l’on s’octroie consiste à regarder son fil d’actualités sur les réseaux sociaux, s’exposant ainsi à une quantité supplémentaire d’informations qu’il faudra apprécier, départager et assimiler. Bref, tout sauf une pause!

Pour éviter le coup de barre de l’après-midi ou l’épuisement de fin de journée, la clé est le repos mental, qui se pratique en s’accordant le plus souvent possible des instants où l’on ne fait rien, ou presque. L’idée est de déposer ses pensées, de ne réfléchir à rien en particulier. De s’extraire de l’activité que l’on pratique et qui demande efforts, réflexion et concentration. Que faisons-nous à la place? On peut simplement s’asseoir, immobile, et regarder devant soi en rêvassant. Si l’on est incapable de « ne rien faire », on peut boire un café en regardant par la fenêtre, on peut aller prendre une marche (sans écouter ni musique, ni balado), ou même entreprendre une tâche manuelle et routinière, qui ne soit pas divertissante, comme laver la vaisselle ou plier des vêtements. En somme, le corps peut être en mouvement, mais la tête doit être au repos. Il faut donner à ses pensées le droit de déambuler comme bon leur semble, dans le calme.

Une habitude profitable

En prenant consciemment et intentionnellement le temps de ne rien faire d’intéressant, en délaissant la productivité à tout prix, on profiterait de nombreux bénéfices. En effet, dans ces moments, le cerveau s’activerait, notamment la partie du cerveau associée à la résolution de problèmes complexes, selon Chris Griffiths et Caragh Medlicott, auteurs de The Creative Thinking Handbook.

Ainsi, non seulement le repos mental nous permettrait-il d’apaiser notre esprit, de relâcher le stress et de recharger nos batteries, mais il permettrait aussi de faciliter la résolution de problèmes et de stimuler notre créativité. Après tout, qui n’a jamais eu une idée de génie dans la douche, en conduisant, ou juste avant de s’endormir?

En fin de compte, nous réalisons peu à peu qu’être toujours dans le « faire » et dans la productivité n’est finalement pas productif. On ne peut créer ou produire à partir de ressources épuisées. Il est donc essentiel de prendre des pauses cognitives fréquentes si on souhaite maintenir un bon rythme de croisière sans se surmener. Et la plupart du temps, marquer un temps d’arrêt sera justement beaucoup plus fructueux que de s’éterniser devant son écran, lorsque la somnolence s’empare de nous et que le cerveau ne suit plus.

Si les bienfaits d’une telle habitude sont multiples, les croyances sur la productivité restent bien ancrées, et la culpabilité associée au fait de ne rien faire, même pour peu de temps, est souvent forte. C’est pourquoi il serait tout à fait souhaitable de recadrer la façon dont nous voyons ces temps de pause ou de transition afin de comprendre qu’ils sont nécessaires au bon fonctionnement de notre cerveau, et à notre bien-être de façon générale. Être n’a pas moins de valeur que faire, au contraire!