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Nous, Québécoises et Québécois de souche ou d’adoption, passons en moyenne 90 % de notre temps à l’intérieur, selon l’Institut national de santé publique du Québec. Par choix, peut-être; par contrainte, certainement. Ici, l’hiver est un moment en suspens. Il nous pousse à nous retrancher à l’abri des éléments, en attendant que le printemps dépose sa douceur sur le paysage gelé.

Dans cette parenthèse nivale, notre espace de vie devient une source de réconfort qui permet au corps et à l’esprit de ralentir et de s’apaiser. C’est un refuge où respirer, un sanctuaire où l’agitation du quotidien s’arrête temporairement sur le pas de la porte. Voilà, du moins, ce à quoi nous aspirons, car il arrive que l’harmonie lui fasse défaut. Un déséquilibre s’installe là où la tranquillité est attendue, sans qu’on parvienne à en cerner la cause. Face à ce chaos silencieux, différentes approches – comme la psychologie de l’espace, la neuroarchitecture, l’ergonomie environnementale ou le feng shui – nous viennent en aide pour retrouver une certaine sérénité.

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Photo : © Claus Grünstäudl

S’APPROPRIER L’ESPACE

Parmi ces différentes méthodes, la neuroarchitecture et le feng shui se distinguent particulièrement par leur démarche holistique, ainsi que par leurs outils concrets visant à rétablir un intérieur propice au bien-être physique et émotionnel. La première est un concept relativement nouveau, qui fait le lien entre architecture et épanouissement personnel en étudiant la façon dont l’habitat peut influencer notre cerveau, nos émotions et nos comportements; la seconde, un art ancestral chinois qui prône l’équilibre des énergies et leur bonne circulation dans l’espace pour améliorer notre qualité de vie. Le mobilier et les objets qui peuplent notre quotidien, de même que les sources de lumière, les couleurs, les formes, les sons et les matières qui rythment chaque pièce exercent de fait une influence considérable sur notre sentiment de sécurité, notre humeur, notre énergie, voire notre estime de soi, sans forcément qu’on s’en rende compte. « C’est ce qui rend le design important dans nos vies : il s’assure que l’on se sente bien », souligne Marie-Michelle De Lachevrotière, gestionnaire en design d’intérieur au Strøm spa nordique.

Lorsque le chaos règne, lorsqu’une pièce est encombrée ou mal rangée, l’esprit peine à retrouver la sérénité nécessaire pour s’apaiser. Au fil du temps, le décor a par ailleurs tendance à s’effacer, à devenir la trame secondaire de notre quotidien. On ne voit plus les souliers qui jonchent le paillasson, le vase ébréché sur la table basse ou cette tabouret abîmé qui s’accroche sur notre passage et nous contrarie sans qu’on sache pourquoi. Le mobilier s’érode en même temps que notre bien-être, à mesure que l’on s’habitue à son absence. Pour briser ce cycle, il faut habiter le lieu, le vivre et le réapproprier pour prendre pleinement conscience de la place de chaque chose, en mesurer la portée et s’interroger sur sa raison d’être.

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Photo : © Julia Beazy

LE POUVOIR DE LA NATURE

Les études le prouvent : la nature – pilier central de la neuroarchitecture comme du feng shui – est un élément essentiel de notre bien-être, car elle permet d’atténuer le stress et de cultiver une atmosphère sereine. Elle pénètre notre habitat par le biais de la lumière naturelle, des plantes, d’une vue bucolique ou encore d’un papier peint panoramique. Opter pour des matériaux bruts permet également de l’intégrer, « en cohérence avec l’environnement naturel qui nous entoure », comme le suggère Florence Goulet-Pelletier, designer d’intérieur, conceptrice de projets et associée chez ISSASTUDIO, une firme montréalaise axée sur le design biophilique. Cette discipline, qui vise à reconnecter l’humain à la nature dans toute sa diversité, fait d’ailleurs partie des principes fondamentaux de la neuroarchitecture.

S’imprégner du vivant ainsi que faire l’éloge des forêts et des montagnes qui nous entourent de façon responsable et authentique en sélectionnant des matériaux nobles et chaleureux sont autant de moyens qui nous aident à nous recentrer et à trouver l’équilibre intérieur. Dans cette volonté de privilégier la nature à proximité, l’érable et le chêne s’invitent dans notre mobilier, tout comme la pierre naturelle, qui se rappelle au détour du granit, du quartz ou de la céramique.

UN DIALOGUE INTÉRIEUR

La lumière naturelle est un élément de prédilection, mais elle ne suffit pas selon le feng shui. L’art millénaire recommande d’avoir, dans chaque pièce, trois à cinq sources de lumière – douces et indirectes – par le biais de luminaires, de bougies ou d’un miroir, afin de créer une ambiance chaleureuse.

En matière de couleurs, le feng shui et la neuroarchitecture s’éloignent du blanc pour privilégier une palette plus nuancée, à l’image de cette richesse chromatique qu’on trouve dans la nature. Les tons délicats de vert et de bleu apaisent l’esprit, tout comme les teintes terreuses enveloppantes. « Il faut sélectionner et équilibrer les couleurs, les formes et les matières selon un espace donné, afin de lui apporter l’énergie souhaitée », ajoutent Aurore Dussaud et Margaux Hartpence, cofondatrices de Montréal Home Design, un studio de design d’intérieur qui s’appuie sur le feng shui pour concevoir des projets esthétiques, fonctionnels et harmonieux.

Dans cette quête constante d’unité, la philosophie chinoise s’appuie sur cinq éléments – le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau – qui doivent être présents dans une pièce sans qu’aucun ne prenne le dessus sur les autres. Trouver le juste équilibre est complexe et demande de saisir profondément les nuances de chacun de ces éléments. Le bois, par exemple, peut être intégré par le biais d’un meuble ou d’une plante; le feu, par un luminaire et des couleurs chaudes. La terre, elle, valorise les nuances jaunes, ocre ou brunes, ainsi que les formes angulaires. À l’inverse, le métal privilégie les courbes, de même que le chrome, le blanc et le gris clair. Enfin, l’eau, symbole de sérénité, se manifeste notamment à travers les tons bleus et les miroirs. Une salle à manger, où les teintes chaudes, conviviales et gourmandes trouvent leur place, n’aura pas les mêmes exigences qu’un salon ou une chambre à coucher.

Plus que toute autre pièce, cette dernière se doit d’être un lieu bienveillant et réconfortant, qui appelle à la détente et au sommeil profond. Les matières naturelles, comme le lin et le bois, lui apportent calme et douceur, tandis que les formes arrondies favorisent une atmosphère protectrice.

Pour le reste, on se fait confiance, les yeux fermés. L’intuition, ici, doit jouer un rôle, tout comme nos désirs et nos besoins personnels doivent nous guider. « Il est essentiel de choisir des éléments qui nous représentent et qui correspondent à ce qu’on aime réellement, dit Marie-Michelle De Lachevrotière. Il ne faut pas suivre les modes ou se laisser emporter par les tendances, au risque de créer un espace impersonnel. Le design doit refléter notre identité et nos valeurs, afin que notre chez-soi devienne un véritable refuge. » Notre habitat se dessine comme un cocon, une chrysalide qui nous rassure et nous protège, une extension naturelle de notre corps et de notre esprit. Passé le pas de la porte, chaque détail compte pour faire de notre espace de vie un lieu serein, propice à l’équilibre et au bien-être.

 

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