FAIRE RAYONNER LA MODE MONTRÉALAISE…
À L’INTERNATIONAL

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Lancée en mai 2015, la grappe mmode rassemble tous les piliers de la mode (fabricants, manufacturiers, détaillants, créateurs) afin qu’ils unissent leurs forces pour stimuler la croissance et la compétitivité de leur industrie.

ENTREVUE AVEC DEBBIE ZAKAIB, DIRECTRICE GÉNÉRALE DE
LA GRAPPE MÉTROPOLITAINE DE LA MODE MMODE, ET CHRONIQUEUSE

1) Concrètement, en tant que directrice générale de mmode, quel est ton rôle ?

La grappe métropolitaine de la mode mmode a comme mandat de stimuler la croissance de l’industrie de la mode à Montréal et d’en améliorer la compétitivité, en agissant comme principale plateforme d’échanges et de collaboration au Québec. En tant que directrice générale, je suis en quelque sorte la chef d’orchestre qui veille à la mise en œuvre de la mission de la grappe par l’opérationnalisation de celle-ci et par la réalisation de ses quatre chantiers prioritaires, stratégiquement choisis pour répondre aux enjeux importants de l’industrie. Je dois aussi agir comme agente fédératrice de l’industrie, et encourager des occasions de synergie, de collaboration et de réseautage. Mon équipe et moi souhaitons agir comme agents d’information primaire et de liaison entre la grappe et ses membres, l’industrie, les paliers de gouvernements et les partenaires financiers.

2) Comment décrirais-tu la dynamique entre les joueurs des différents secteurs de la mode à la grappe ?

Un engouement et une belle énergie entourent présentement l’idée de collaboration. La collaboration prime sur la compétition : avec les enjeux actuels de main-d’œuvre, de technologies, d’image de l’industrie et d’expansion des marchés, l’industrie désire se donner les moyens d’agir collectivement de façon plus importante et structurée.

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3) D’après ton expérience et ta connaissance du milieu, qu’a-t-on d’unique à Montréal ? En quoi la ville de Montréal se démarque-t-elle à l’international dans l’industrie de la mode ?

La personnalité des Québécois se traduit tant dans le vêtement que dans la façon de faire les affaires ! Nous sommes uniques par notre héritage, notre localisation, nos saisons, notre nordicité, notre ingéniosité, notre culture, nos langues, nos richesses naturelles, notre diversité culturelle, notre joie de vivre, notre créativité, nos festivals, notre ouverture sur le monde, notre fierté, et j’en passe ! Les Québécois sont hyper créatifs, passionnés, et ont la fibre ingénieuse, ce qui se reflète dans le design et dans des modèles d’affaires innovateurs, intelligents et uniques. Mais nous devons travailler ensemble pour renforcer l’image de marque de l’industrie et de Montréal comme ville de mode importante et reconnue dans le monde.

4) Nous savons que l’industrie de la mode est un domaine difficile où il faut faire preuve d’énormément de persévérance. D’après toi, quels sont les enjeux principaux qui touchent l’industrie de la mode ? Y a-t-il des défis spécifiques qui s’imposent à l’international ?

L’industrie de la mode à Montréal fait face à une concurrence qui est maintenant mondiale. Afin d’assurer la pérennité et la croissance de notre industrie, on doit travailler ensemble pour trouver et appliquer des solutions aux principaux enjeux qui touchent l’écosystème. Les chantiers prioritaires qui ont été ciblés et sur lesquels nous allons nous concentrer sont l’image de l’industrie, la main-d’œuvre, l’intégration des nouvelles technologies, l’appui à l’investissement et le développement des marchés internationaux.

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5) Les valeurs écologiques prenant de plus en plus d’ampleur, l’industrie des vêtements de seconde main est en plein essor. Que penses-tu de cette industrie?

Plusieurs recherches pour trouver de meilleures alternatives et des matériaux écologiques sont en cours. Je crois que cette lancée est hyper positive ! Nos institutions de recherche sont très actives et travaillent de près avec l’industrie pour développer des produits novateurs. La relève se mobilise aussi pour faire une différence et implanter des modèles d’affaires plus écologiques et responsables. On a également des entreprises québécoises de classe mondiale qui sont des chefs de file dans l’intégration de nouveaux procédés et de composantes et textiles écoresponsables.

6) Que penses-tu de l’enjeu de l’achat local au Québec ?

Je crois qu’il est très avantageux pour les Québécois d’encourager l’achat local. Il faut sensibiliser l’ensemble de la population aux bienfaits pour la société de favoriser la production de chez nous. Nous devons de notre côté aider les consommateurs en mettant plus en valeur nos produits locaux, en les rendant encore plus accessibles et en leur offrant de meilleures vitrines. La grappe arrive au bon moment : l’énergie converge dans ce sens et la grappe est là pour promouvoir cette idée.

7) Tu t’engages dans de nombreuses causes ; comment choisis-tu tes mandats et comment gères-tu ton énergie et ton temps pour bien remplir les missions que tu te donnes ? On veut connaître ton secret !

Je me sens privilégiée et si choyée par la vie. J’essaie de vivre de façon équilibrée, de m’épanouir professionnellement, et de profiter des plaisirs de la vie avec ma famille et mes amis. Je réserve aussi du temps afin de redonner un peu à la communauté autour de moi en m’impliquant dans différentes causes qui me passionnent. Tout ce qui touche à la créativité me stimule, m’inspire et m’insuffle de l’énergie pour réaliser mes projets. Je prends plaisir à m’investir auprès des jeunes, de la relève, et aussi dans le domaine de la culture et des arts, comme au Musée d’art contemporain de Montréal et à la Foire d’art contemporain de Saint-Lambert. J’aime également promouvoir les initiatives qui font rayonner le Québec et Montréal, et encourager le talent de chez nous.

8) Tu es aussi reconnue comme une grande collectionneuse d’œuvres d’art. Collectionnes-tu également les vêtements de designer par plaisir ?

Mon mari et moi sommes en effet passionnés d’art actuel. On s’intéresse aux créations et aux produits locaux, que ce soit l’art, le design, la mode, l’architecture, la gastronomie, la culture, etc., et on aime encourager les créateurs d’ici. Les vêtements représentent pour moi une extension de soi et un moyen d’expression personnelle. J’aime choisir des pièces qui me ressemblent, qui mettent en valeur ma personnalité, qui me permettent de m’exprimer, et qui reflètent qui je suis.

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9) Selon toi, est-ce que la mode est un art ? Si oui, en quoi est-ce un art différent des autres formes artistiques (peinture, photographie, théâtre, numérique) ?

Toute forme de créativité et d’expression de soi est en quelque sorte une vitrine qui dévoile qui l’on est et par le fait même qui est une forme d’art. Les différentes époques nous ont montré que les tendances en mode ont su refléter les courants de pensée du moment. Les designs et les matières utilisées dans la conception des vêtements ou d’accessoires expriment différentes perceptions du monde. Le design de la mode est donc pour moi une forme d’art : lorsqu’on adopte un vêtement, on s’exprime du même coup.

10) Finalement, as-tu un endroit de prédilection à suggérer aux gens qui souhaitent découvrir les créateurs d’ici ?

Il y a différents endroits où se procurer des vêtements de créateurs et manufacturiers de chez nous, que ce soit sur leur site en ligne, à leur atelier, ou dans des boutiques et détaillants locaux. Fibres Collectives, par exemple, permet de découvrir des designers d’ici et d’acheter en ligne leurs créations. Le Cabinet éphémère est une superbe plateforme rassemblant les collections de plusieurs créateurs, chez Ogilvy en ce moment et jusqu’à la fin décembre. On peut aussi chercher le logo de l’épingle Mode Montréal sur les vitrines des boutiques.

 

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