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L’été du bonheur

Marie-Ève Trudel

Par Marie-Ève Trudel, collaboratrice mieux-être, professeure de yoga et fondatrice de yogacamp.co

Alors que l’été est à nos portes, si nous faisions un bilan de mi-année ? Question de faire de ces derniers mois de 2017 ceux du bonheur ? En commençant par un été où nous pensons un peu plus à nous et un peu moins aux catastrophes à venir. Un été où nous commençons à réfléchir et à agir différemment. Un été où nous décidons de plonger sans crainte à la découverte de nous-mêmes, pour honorer notre plein potentiel.

L’idée de progresser, de surmonter le stress, l’anxiété et d’en finir une fois pour toutes avec ces pensées négatives peut sembler gigantesque, inatteignable même. Vous serez heureux d’apprendre que plusieurs outils s’offrent à nous pour y arriver, mais tout d’abord, avez-vous remarqué comme nous avons une facilité à ruminer nos problèmes plutôt que de discuter de bons souvenirs ? Les femmes auraient d’ailleurs une plus forte propension à cette pratique. Vous reconnaissez-vous ? Ne ressentez pas de culpabilité, le cerveau humain serait ainsi fait, mais il est possible de renverser la vapeur en pratiquant ce que l’on appelle la pleine conscience.

Qu’est-ce que la pleine conscience ? Elle renvoie tout simplement à la vigilance à ses propres pensées, actions et intentions. Plusieurs psychologues occidentaux utilisent même cette approche pour réduire le stress et la dépression chez leurs patients. La pleine conscience ne sert pas qu’en méditation, bien au contraire, elle peut être pratiquée à tout moment de la journée, en portant attention au moment présent, aux sensations ressenties, aux objets qui nous entourent. Une maman me mentionnait récemment que n’ayant plus le temps de faire sa pratique au studio de yoga, elle a décidé d’agir en pleine conscience quand elle donnait le bain aux enfants : en respirant profondément, elle ressentait l’eau sur ses mains, prenait soin de laver les enfants, de frotter gentiment leurs corps, de sentir leur peau lisse, de les observer jouer dans l’eau avec un regard nouveau. C’est ainsi qu’elle trouva le calme, la béatitude même. Voilà toute l’essence d’une vie en conscience. La clé de la paix et du bonheur est intérieure.

Certaines pensées négatives et situations stressantes peuvent sembler plus difficiles à gérer. La première étape pour résorber la colère, le stress ou l’anxiété, par exemple, est de prendre conscience de l’émotion et de respirer. Des exercices de respiration comme celui offert dans le livre de Nicole Bordeleau (L’art de se réinventer, Éditions de l’Homme, 2015) s’avèrent très efficaces : inspirer en 4 temps, retenir pour 7, expirer pour 8. Un autre exercice intéressant consiste à observer où le sentiment prend forme pour ainsi relâcher avec apaisement cette partie du corps dans l’expiration. Par la suite, il demeure libérateur de prendre une distance de ces pensées et émotions. J’ai récemment reçu ce mantra que j’utilise régulièrement : « Je suis ici et maintenant, témoin non jugeant de tout ce qui m’entoure. »

Ne tentons pas d’atteindre un quelconque objectif, et surtout pas celui d’être mieux, moins anxieux ou plus heureux, mais commençons tout d’abord par accepter ce qui est. Étant plus calmes et plus connectés à nous-mêmes, nous pourrons par la suite davantage maîtriser nos pensées.

Grâce à cette maîtrise, nous réalisons à quel point ces pensées négatives ou ces histoires que nous ruminons ne nous apportent rien de constructif. D’ailleurs, je ne me suis jamais bien sentie après avoir réagi promptement avec colère, par exemple. La colère et les pensées négatives ne servent qu’à nous satisfaire momentanément. J’ai par contre appris que lorsque je canalise cette énergie et que je tente de comprendre ce que cette situation a de positif à m’apprendre, j’en ressors toujours gagnante. Dernièrement, lors d’un évènement fâchant, plutôt que de me laisser mener par l’émotion, je me suis affairée à y voir un aspect positif : j’ai donné le bénéfice du doute à la personne, j’ai mis les jugements de côté, j’ai souri. J’ai accepté que ces pensées ne me servaient à rien de positif, qu’elles étaient même erronées. C’est ainsi que j’ai pu détourner mon attention de celles-ci et profiter calmement du moment.

Si cet article a attiré votre attention, ce n’est pas un hasard. Vous avez la volonté d’évoluer, d’être cette personne que vous êtes vraiment, sans masque, sans étiquettes sociales, sans les dernières lunettes en vogue. Bien que je n’aie rien contre le luxe, je crois que l’objectif est simplement de ne plus le considérer comme un besoin et surtout le reflet de qui nous sommes.

Pour ce faire, il faut aussi apprendre à s’aimer et avoir de la compassion pour nous-mêmes. Trop souvent, je me suis trouvée imparfaite, même si j’ai pourtant beaucoup de compassion pour les autres. Je devais en prendre conscience. Une fois la prise de conscience faite et intégrée, nous sommes dans le bon chemin, le nôtre.

Après vous être détaché de la situation, avoir respiré profondément et avoir compris les pièges des pensées négatives, il est temps de changer de perspective. Vous n’avez pas reçu la promotion tant attendue au bureau, votre relation de couple bat de l’aile ? Avant de vous questionner à savoir si vous êtes assez compétent ou si vous êtes avec la bonne personne, demandez-vous : « Dans quelle situation par le passé ai-je démontré de la compétence ?», et « Qu’est-ce que cette relation m’offre comme apprentissage ? Qu’ai-je à apprendre de mon partenaire ?»

Comme la nécessité est la mère de toutes les innovations, les pensées négatives, le stress et l’anxiété nous donnent l’occasion de nous éveiller à nous-mêmes, d’user de créativité et de sortir de notre zone de confort afin de les dépasser. Pour y arriver, l’approche de la pleine conscience offre des résultats garantis, mais encore faut-il faire preuve de rigueur… Et dans un monde en pleine évolution, la conscience est plus que jamais la clé du bonheur.

Sources :

* New York Times : Judith Beck, psychologue au Beck Institute for Cognitive Behavior Therapy (Bala Cynwyd, Pennsylvanie, États-Unis) et Rick Hanson, fellow à l’Université de Californie (États-Unis).

 

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